Une exploitation familiale depuis plus de 6 générations.

Alain et Philippe Sinquin producteur de porcs à Pont-Aven 29Notre famille exploite la ferme de Bossulan en Pont Aven depuis au moins le 19ème siècle. Cette exploitation agricole a bien sur évolué au gré des générations. Avant la guerre de 1914 elle était surtout spécialisée dans la production de cidre.

A partir de 1920-1930 la ferme a été orientée vers la production légumière suite au développement des conserveries de légumes de Pont-Aven, Bannalec, Concarneau …

Après la deuxième guerre mondiale l’exploitation était très polyvalente : légumes, céréales, lait et viande.

A partir de 1970 l’exploitation s’est orientée sur 2 activités principales : la production de légumes et la production porcine.

Philippe et Alain Sinquin ont dû reprendre l’exploitation au décès de leur père, ils n’avaient que 18 et 21 ans.

Sous notre impulsion la ferme a grandi et est devenue une des grandes exploitations légumières du secteur. Mais rapidement nous avons été déçus de devenir, de plus en plus, des producteurs de matière première pour l’industrie agroalimentaire. C’est un peu frustrant de n’avoir aucun contact avec les consommateurs.

Les agriculteurs sont parfois dénigrés par nos concitoyens, c’est désagréable pour nous.

C’est en partant de cette analyse que nous avons voulu réorienter notre métier.

Nous pensons que nous agriculteurs, nous devons nous rapprocher des consommateurs pour  répondre au plus près à leurs demandes.


La vente directe à la ferme permet un échange très riche entre producteur et consommateur.

La vente directe à la ferme nous a paru être une solution intéressante.

Tous les samedis nous discutons avec nos clients sur notre exploitation. Nous écoutons lesDu producteur au consommateur consommateurs, nous évoluons à leur contact. Ces échanges sont extrêmement riches. Nous ne sommes plus isolés dans notre bulle de producteur.

Philippe a encore voulu aller plus loin à la rencontre du consommateur, de son client.

« Chaque semaine, pendant au moins une demi-journée, je vais faire du porte à porte pour vendre notre viande. Là encore les échanges sont très riches. Je présente mon métier, je présente la viande de mon exploitation, j’explique nos méthodes de travail, je défends notre profession, etc… »

Je ne suis plus un simple vendeur de matière première, subordonné aux exigences de l’industrie agro-alimentaire.

Mes clients m’expliquent de leur côté leurs souhaits. Je les écoute, je fais évoluer mes méthodes pour répondre à leurs demandes.

C’est ainsi que j’ai décidé, par exemple, de cultiver de l’épeautre. C’est suite à ces discussions que j’ai changé la race de mes porcs, j’ai investi dans une petite fabrique d’aliment, etc…

Paysan c’est un métier noble, notre vocation c’est de nourrir le monde. Nous à la ferme de Bossulan nous voulons participer à la nourriture du monde mais nous voulons aussi fournir à nos clients directs  la nourriture qu’ils souhaitent. La vente directe à la ferme c’est exigeant, mais quel plaisir !

Tous les samedis nous discutons avec nos clients sur notre exploitation. Nous écoutons les consommateurs, nous évoluons à leur contact. Ces échanges sont extrêmement riches. Nous ne sommes plus isolés dans notre bulle de producteur.

Philippe a encore voulu aller plus loin à la rencontre du consommateur, de son client.